Antoine Griezmann, attaquant français de l'Atletico Madrid.

Antoine Griezmann, attaquant français de l'Atletico Madrid.

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Ligue des champions : Griezmann attendu à un nouveau stade

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Hésitant au printemps, Antoine Griezmann a choisi de rester à l'Atletico Madrid, qui inaugure samedi son nouveau stade, et tous attendent du Français qu'il franchisse un palier dans cette saison charnière. A commencer par le déplacement mardi soir contre l'AS Rome en Ligue des champions.

En Espagne, les atermoiements de l'attaquant n'ont pas été très bien perçus alors que l'Atletico Madrid purgeait une sanction de la Fifa lui interdisant de recruter jusqu'en janvier 2018... et donc de remplacer son attaquant-vedette en cas de départ cet été. Antoine Griezmann a eu le malheur de déclarer en mai dernier dans une interview qu'il avait six chances sur dix de rejoindre Manchester United. Il a finalement demandé pardon aux supporters et l'Atletico lui a offert une prolongation de contrat jusqu'en 2022 avec un salaire accru (10 M EUR par an selon la presse) pour prix de sa fidélité.

Après cette valse-hésitation, Griezmann aborde une saison cruciale avec le club "colchonero", d'autant qu'elle précède la Coupe du monde 2018 en Russie. Arrivé à l'Atletico en 2014 pour environ 30 M EUR, l'attaquant formé à la Real Sociedad a changé de dimension à Madrid. Il est devenu le meilleur buteur de l'Atleti ces trois dernières saisons, avec plus de 25 buts chaque année, il a disputé la finale de la Ligue des champions 2016 et celle de l'Euro 2016, et il a fini troisième au classement du Ballon d'Or 2016.

"Marquer des buts ne suffit plus"

Que manque-t-il au gaucher, qui a souvent déclaré qu'il rêvait de s'inviter à la table des grands avec Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ? "Je veux gagner des titres", a-t-il résumé lui-même. "Je suis arrivé à un cap où faire du beau jeu et marquer des buts ça ne suffit plus." Le natif de Mâcon, qui ne compte qu'une maigre Supercoupe d'Espagne 2014, a compris qu'il devait devenir ce grand attaquant fiable et présent dans les rendez-vous qui comptent. Et guider, enfin, l'Atletico vers le Graal d'un premier sacre en C1, après deux finales perdues en 2014 (sans Griezmann) et 2016 (avec lui).

Les exigeants supporters "colchoneros" l'attendent d'ailleurs au tournant pour réussir l'entrée dans leur nouveau stade, le Wanda Metropolitano (68.000), que Griezmann et ses partenaires doivent inaugurer samedi soir lors de la 4e journée de Liga contre Malaga. Sauf que le Français n'a pas forcément bien débuté sa saison : après n'avoir marqué aucun but pendant la préparation, il a été expulsé au bout d'une heure de jeu lors de la 1re journée de Liga contre Gérone (2-2) pour avoir insulté l'arbitre.

Associé à qui ? 

Bilan : 2 matches de suspension purgés ces derniers jours et le risque d'un manque de rythme mardi à Rome, même s'il a par ailleurs joué deux rencontres avec les Bleus. Il marqué contre les Pays-Bas (4-0) et expédié un coup franc sur la barre contre le Luxembourg (0-0), en tirant profit des conseils de l'ex-international brésilien Juninho, spécialiste de l'exercice. Ses équipiers madrilènes, eux, attendent beaucoup de son retour. "Nous récupérons des joueurs clés, comme Griezmann, et c'est important", s'est réjoui le Brésilien Filipe Luis.

Le débat consiste désormais à savoir à qui l'entraîneur argentin Diego Simeone peut l'associer pour constituer sa ligne d'attaque : le vieillissant Fernando Torres, le vif Angel Correa, le renard Luciano Vietto ou encore le Français Kevin Gameiro, qui revient de blessure ? Concernant Griezmann, Simeone n'a aucun doute : sa priorité cet été était de garder le Français. "Si on me demandait de choisir entre deux propositions: Griezmann, Saul et Koke s'en vont contre beaucoup d'argent, ou bien aucun ne part mais on ne peut pas recruter, je choisirais la seconde", a assuré la semaine dernière l'intraitable technicien.

Les équipes probables

AS Rome : Allison - Bruno Peres (ou Florenzi), Manolas, Juan Jesus, Kolarov - Strootman, De Rossi (cap.), Nainggolan - Defrel, Dzeko, Perrotti. 
Entraîneur : Eusebio Di Francesco (ITA)

Atletico Madrid : Oblak - Vrsaljko, Gimenez, Godin, Filipe Luis - Koke, Saul, Gabi (cap.), Carrasco - Correa (ou Gameiro), Griezmann.
Entraîneur : Diego Simeone (ARG)

Arbitre : Milorad Mazic (SRB)

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